Gérer ses émotions au travail

Les profils de compétences des cadres comprennent souvent la « gestion de soi ». En d’autres termes, on s’attend à ce qu’un responsable utilise ses émotions et dispositions personnelles pour assurer son efficacité dans son poste. Cette compétence, c’est l’intelligence émotionnelle au travail.

On se fait souvent rappeler de « contrôler ses émotions ». On comprend par là qu’il faut réprimer nos émotions.

Or, nos émotions nous fournissent des indices sur les sources de nos comportements. Les réprimer nous priverait de cette précieuse information. Étouffer nos émotions ne les effacent pas ; elles couvent sous la braise et souvent explosent sous forme de colère ou implosent sous forme de repli.

Gérer vos émotions ne veut pas du tout dire les réprimer, mais plutôt les comprendre pour les utiliser au mieux dans la situation. Disons que vous assistez à une réunion et que votre patron dénigre sans ménagement l’une de vos suggestions. Il ajoute que, si vous vous en teniez à ce que vous devez faire, vous ne présenteriez pas des idées aussi insensées. Spontanément, vous pourriez lui répondre : « Espèce d’idiot, si tu t’en tenais à ce que tu dois faire, tu verrais que c’est une bonne idée ! » Même si vous avez probablement raison, un tel emportement de votre part résulterait sans doute en un avertissement sévère et peut-être même en un congédiement.

Dans cette situation, une façon d’agir intelligente sur le plan émotionnel serait la suivante : prenez d’abord conscience de votre colère pour vous mettre ensuite à l’écoute de vos pensées. Les premières d’entre elles ne seront pas nécessairement des plus nobles :

« C’est un gros idiot! » Par la suite, vous engagez un dialogue intérieur constructif : « Il n’est pas raisonnable. Je ne vais pas m’abaisser à son niveau. Je ne vais pas laisser ma colère se manifester. Je sais que j’ai une bonne idée. »

Vous portez aussi attention à tous les changements physiques — respiration rapide, battements frénétiques de votre cœur — que vous vivez et utilisez des techniques de relaxation. Vous remarquez les effets de votre colère — serrer la mâchoire ou le poing — et vous les défendez. Vous vous donnez un temps d’arrêt de quelques minutes en sortant de la pièce pour prendre un verre d’eau. Enfin, après la réunion, vous cherchez une solution à ce problème concernant votre patron qui cherche à vous humilier.

Dans cette formation, nous examinons différentes façons de gérer nos émotions. Nous découvrons comment prendre en main nos pensées, nos réactions et nos comportements. Prendre conscience de nos émotions, comme dans l’exemple que nous venons de voir, est la première étape.

Utiliser les éléments de notre intelligence émotionnelle

Notre compétence émotionnelle comprend différents éléments qui travaillent ensemble pour parvenir à notre efficacité optimale.

• Gérer nos pensées et nos perceptions.

• Gérer nos stimulations physiques

• Gérer nos intentions.

• Gérer nos sentiments.

• Gérer nos comportements.

Nos pensées, nos stimulations physiques et nos intentions influencent nos sentiments et nos comportements.

Il est plus important d’utiliser nos émotions au travail que d’en connaître l’origine.

Gérer nos pensées

Nous découvrons nos pensées en nous mettant à l’écoute de nos dialogues intérieurs qui  accompagnent nos émotions. Nous reprenons souvent les mêmes dialogues intérieurs qui déclenchent des pensées automatiques. En prenant conscience de nos réflexions et len les clarifiant dans l’action nous pouvons les réviser et les transformer.

Gérer nos stimulations physiques

Nous pouvons également à la fois prendre conscience de nos réactions physiques et les orienter de façon à réduire notre taux de tension dans les situations de conflit intérieur ou interpersonnel et dans certaines situations l’augmenter, quand une attitude plus dynamique est requise.

Gérer nos comportements

Nous pouvons de plus orienter nos façons d’agir, surtout dans les situations délicates. Nous découvrons que plusieurs de nos conduites sont le résultat de notre impulsion et qu’elles peuvent devenir le produit de notre évaluation lucide de la situation.

Gérer nos intentions

Souvent la confusion dans nos intentions nous amène à réagir sur le moment d’une façon qui nous soulage mais n’obtient pas de résultats constructifs à long terme. En développant notre capacité de clarifier et d’affirmer nos intentions, nous restons plus en possession de nos moyens et devenons plus efficaces dans les situations corsées.

Gérer nos sentiments

Nos sentiments restent souvent confus et affectent nos décisions de façon inefficace. Nos jugements et nos perceptions teintent et souvent biaisent nos sentiments. Nous pouvons avoir une vision claire de nos sentiments dans toute situation ; il devient alors plus facile pour nous de les exprimer d’une façon qui nous fait du bien et que nos collaborateurs peuvent accueillir favorablement.

Méthodologie

Par des activités pratiques – échanges, mises en situation, discussions de cas – nous pouvons développer ces compétences qui nous servent dans le travail quotidien. Nous pouvons devenir à la fois plus à l’aise et plus efficaces dans les situations qui nous causent des tensions. En utilisant régulièrement des techniques qui ont fait leurs preuves, nous pouvons équilibrer considérablement nos tendances émotives et développer notre habileté à faire face à des situations courantes au travail.

Formations liées aux émotions :

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