Comprendre sa personnalité à l’aide du MBTI

Cet article vise à vous permettre de bien cerner votre personnalité à l’aide du MBTI (Myers-Briggs Type Indicator) qui est un questionnaire de personnalité des plus populaires auprès des entreprises.

Katharine Cook Briggs et Isabel Briggs Myers ont conçu ce modèle en se basant sur  les travaux de Carl Jung.

Quatre dimensions :

  • Où puisez-vous votre énergie?                     Introversion (I )               Extraversion (E)
  • Comment percevez-vous le monde ?          Sensation (S)                Intuition (N)
  • Comment prenez-vous vos décisions?       Logique (T)                   Sentiment (F)
  • Quel est votre style de vie ?                            Jugement (J)                  Perception (P)

 

Notez que les lettres entre parenthèses dans ce tableau corres­pondent à la terminologie anglaise. Toutefois, vous vous familiariserez rapidement avec ces symboles, d’autant plus qu’ils évitent une confusion possible en français (par exemple, les termes sentiment et sensation qui commencent tous deux par la lettre « s » et qui sont représentés ici par « F» pour feeling et « S » pour sensation).

Vous aurez constaté que, pour chacune des quatre dimensions indiquées ci-dessus, il existe deux pôles de préférence. À la suite de la présentation de chacune de ces dimensions, vous serez en mesure de déterminer, pour chacune d’elles, votre propre préférence.

Il va sans dire que les préférences d’un individu ne sont pas exclu­sives. Par exemple, si vous avez une préférence pour l’introversion, cela ne signifie pas que vous ne serez pas extraverti de temps à autre. Il s’agit de comprendre que, pour un introverti, l’extraversion demande plus d’énergie et ne donne pas de résultats aussi valables que pour celui dont l’extraversion est une préférence naturelle. Chacun est capable d’introversion et d’extraversion, mais chacun a une préfé­rence envers l’un ou l’autre de ces moyens pour stimuler son énergie.

Retenez également qu’une préférence peut être faible ou pronon­cée. De plus, une préférence marquée n’est pas un signe d’habileté. Une forte préférence pour la cuisine ne garantit pas que vous êtes nécessairement bon cuisinier. De même, si, de préférence, vous percevez le monde en utilisant votre intuition, cela ne signifie pas nécessairement que vos intuitions sont toujours valables.

 

La première dimension : où prenez-vous votre énergie ?

Tous les êtres humains doivent par moments recharger leurs bat­teries. Les uns le font en se tournant vers l’extérieur (les extravertis), tandis que d’autres cherchent en eux les ressources nécessaires (les introvertis).

Par exemple, certaines personnes sont emballées à l’idée de par­ticiper à une rencontre sociale. La simple perspective de rencontrer des gens et de discuter avec des étrangers les ravit. D’autres, en revanche, voient la participation à une telle rencontre comme une corvée à laquelle ils doivent s’astreindre. Les premiers discuteront avec plusieurs personnespendant la soirée, tandis que les seconds seront à l’aise dans le cas où ils peuvent rencontrer une seule personne avec qui discuter toute la soirée. Les premiers sortiront de la rencontre stimulés, tandis que les seconds en sortiront épuisés.

Où puisez-vous votre énergie? À l’extérieur ou à l’intérieur de vous-même? Selon la théorie des types psychologiques, on vous désignera par un « I » (pour introverti) si vous puisez votre énergie à l’intérieur de vous-même, et on vous classera comme  un «E» (pour extraverti) si vous cherchez votre énergie à l’extérieur.

Voici quelques indices qui vous aideront à déterminer si vous êtes « I » ou « E ».

Les extravertis préfèrent l’expression à la réflexion. Si on leur pose une question, ils ouvrent la bouche et commencent à répondre avant même d’avoir réfléchi. Au fur et à mesure qu’ils parlent, le processus de réflexion s’enclenche et ils décident de leur réponse. Les extravertis aiment la variété et l’action, ils préfèrent connaître peu de choses sur beaucoup de sujets plutôt que beaucoup de choses sur un nombre limité de thèmes. Pour communiquer avec une autre personne, ils préfèrent être en présence de leur interlocuteur. Le contact avec les autres stimule leur énergie et ils ont besoin de ce contact pour définir ou préciser leur pensée.

Les introvertis, en revanche, préfèrent la réflexion à l’expression. Si on leur pose une question, ils commencent  par  réfléchir et livrent ensuite leur réponse. Au moment où ils ouvrent la bouche, ils savent déjà ce qui en sortira. Les champs d’intérêt des introvertis sont moins nombreux que ceux des extravertis, mais les introvertis approfondissent davantage chaque sujet. S’ils doivent communiquer avec une personne et qu’il leur est possible de le faire par courrier électronique ou par note, ils préfé­reront ce moyen plutôt que le contact direct ou l’appel téléphonique. Du fait qu’ils ressentent fréquemment le besoin de s’isoler et qu’ils ont besoin de se retrouver dans leur univers interne pour réfléchir, les introvertis sont souvent considérés comme difficiles à rejoindre. Dans une réunion, noyée dans un groupe d’extravertis, ils donneront l’image d’êtres peu communicatifs, même s’il y a de fortes chances que leurs rares interventions fassent réellement avancer la discussion.

En ce qui concerne la façon dont vous puisez votre énergie avec le plus de profit, êtes-vous « I » ou « E » ? Pour vous aider à répondre à cette question, nous vous présentons un tableau comportant une série d’énoncés ou de mots. Les «E» auront une préférence pour les énoncés ou les mots de la colonne de gauche, tandis que les « I » seront plus attirés par ceux de la colonne de droite.

Faites cet exercice et ensuite poursuivez votre lecture pour aborder les particularités des « I » et des « E » au travail.

Où puisez-vous votre énergie ?

Les préférences des introvertis (I)

□ Je préfère être seul

□ Je préfère me concentrer sur un projet à la fois

□ Je préfère être en privé qu’en société

□ Je sors épuisé d’une rencontre sociale

□ Je préfère réfléchir en silence

□ Réflexion

□ Interne

□ Réservé

□ La vie privée

□ Sélection

□ Tranquillité

□ Profondeur des connaissances

 

Les préférences des extravertis (E)

□ Je préfère être avec les autres

□ Je préfère travailler à plusieurs projets à la fois

□ Je préfère être en société qu’en privé

□ Je sors stimulé d’une rencontre sociale

□ Je réfléchis mieux en parlant

□ Action

□ Externe

□ Communicatif

□ Les gens

□ Pluralité

□ Expression

□ Ampleur des connaissances

Au travail, lorsque vous ignorez ce qu’un « E » pense d’une situation donnée, cela signifie que vous n’avez pas écouté. Il vous l’a proba­blement déjà répété à plusieurs reprises. Par contre, pour savoir ce qu’un « I » pense, il faut souvent le lui demander.

De plus, quand il est temps de formuler de nouvelles idées pour une campagne publicitaire ou pour la résolution d’un problème, les « E» trouveront l’exercice plus facile s’ils peuvent le faire en groupe, tan­dis que les «I» seront plus efficaces s’ils peuvent amorcer leur ré­flexion en solitaire.

À ce stade de votre lecture, vous devriez avoir une bonne idée du pôle correspondant à votre préférence. Indiquez dans l’espace prévu à cette fin si vous êtes « I » ou « E». Selon les individus, cette préférence sera plus ou moins marquée, mais inscrivez immédiatement où vous vous situez, en décrivant ce que vous êtes vraiment et non ce que vous souhaiteriez être.

 

La deuxième dimension : comment percevez-vous le monde ?

Selon Jung, notre cerveau accomplit essentiellement deux opéra­tions : il commence par accumuler de l’information et, ensuite, il traite ces renseignements pour prendre des décisions. Cette section du chapitre explique la première fonction du cerveau.

Jung considère également que les individus perçoivent le monde de deux manières : par les sens (le type « S ») ou par l’intuition (le type « N »). Le type « S » perçoit le monde par les sens de l’ouïe, de l’odorat, du toucher, de la vue et du goût, tandis que le type « N » le perçoit par l’intuition, c’est-à-dire que l’information apportée par les sens se dirige dans le subconscient et en ressort modifiée par un sixième sens qui tisse des liens entre les faits, qui fait ressortir les tendances et qui tente de découvrir des tendances.

Vous a-t-on déjà reproché, dans certaines situations, de ne voir que les arbres et de ne pas voir la forêt ? Si tel est le cas, il est probable que vous soyez du type « S ». Les gens du type « sensation » sont en effet davantage attirés par les détails que par le portrait d’ensemble. Ils fuient 1es généralités et recherchent la précision. Ils laissent l’expérience les guider et accumulent les faits avant de prendre une décision. Pour eux, le présent importe plus que le reste. Ils dirigent leur intérêt vers les situations présentes.

Les intuitifs voient la forêt et ont de la difficulté à s’arrêter aux arbres. Ils évitent les détails et se font rapidement une idée d’ensemble à partir de quelques faits seulement. Ils apprécient les analogies, les jeux de mots et font des prévisions d’avenir. En fait, très souvent, le présent les ennuie. Ils se laissent attirer par les idées et l’imagi­nation et veulent connaître toutes les solutions possibles avant de résoudre un problème. Il peut même arriver qu’ils perdent leur vis-à-vis en sautant du coq à l’âne.

Cette manière différente de percevoir le monde aura un effet sur la vie quotidienne. Ainsi, à une question comme « quelle heure est-il ? », le sensoriel répondra, par exemple, 10 h 25, tandis que l’intuitif dira qu’il est tard. À une demande d’information sur les ventes de la veille, le sensoriel répondra par un montant exact, tandis que l’intuitif dira que « ça a bien été ». Laissé à lui-même, le sensoriel se concentrera sur ce qu’il est en train de faire, tandis que l’intuitif songera à ce qu’il fera plus tard.

Êtes-vous « S » ou « N » ? Pour vous aider à répondre à cette question, nous vous présentons de nouveau une série d’énoncés ou de mots. Les «S» auront une préférence pour les énoncés ou les mots de la colonne de gauche, tandis que les « N » seront plus attirés par ceux de la colonne de droite. Faites cet exercice, puis nous traiterons des « S » et des « N » au travail.

Comment percevez-vous le monde?

 

Les préférences des sensoriels (S)

□ Je porte plus d’attention aux faits    

J’ai les deux pieds sur terre

□ Je fais confiance à mon expérience 

□ J’apprécie une certaine routine

J’aime les idées pratiques

□ Les faits

□ Le présent

□ La pratique

□ Le concret

□ Le réel

□ Les preuves

Les préférences des intuitifs (N)

□ Je porte plus d’attention aux possibilités   

□ Je suis créatif

□ Je fais davantage confiance à mon instinct

□ J’aime la nouveauté

□ J’aime les idées tout court

□ Les tendances

□ L’avenir

□ L’innovation

□ L’abstrait

□ L’imaginaire

□ Les pressentiments

Au travail, devant le changement, les gens du type sensation résis­teront en disant «si ce n’est pas brisé, ne le réparons pas», tandis que les intuitifs diront « changeons tout de suite et nous verrons ce qui se passera ».

L’adaptation à la routine ne plaît pas beaucoup à l’intuitif. Au tra­vail, vous le verrez souvent avoir une idée qu’il juge brillante et qu’il mettra rapidement en œuvre pour se rendre compte, peu après, que son application l’ennuie. S’il n’a pas près de lui un type « sensa­tion » pour prendre le projet en main, il est probable qu’il l’abandon­nera, attiré par d’autres idées.

Devant un problème urgent, l’intuitif agacera son collègue sensoriel en traitant des implications futures de la situation, alors que son vis-à-vis ne pensera qu’à régler le problème présent. L’horizon temporel de chacun est différent.

Les sensoriels ont également leurs travers. Par exemple, ils sont horrifiés si le patron leur dit ceci : «Voici le plan général. Nous nous occuperons des détails plus tard. » Ils ne comprennent pas cette façon de procéder. Ils peuvent même retirer leur appui et leur confiance à un leader très efficace, mais qui a le tort de percevoir le monde différemment.

Les gens de type sensation peuvent repousser une décision urgente, parce qu’ils n’ont pas encore amassé suffisamment de faits et qu’ils ne se sentent pas prêts à décider.

Remarquez que les exemples que nous donnons pour vous aider à déterminer votre type sont caricaturaux et s’appliquent à des per­sonnes dont les préférences sont extrêmes. Nous souhaitons que vous puissiez préciser votre type et c’est à cette fin que nous vous offrons ces exemples.

Nous pouvons présenter cette dichotomie de façon différente : les gens sensoriels perçoivent le monde de façon externe (tel que le rap­portent leurs sens), tandis que les intuitifs le perçoivent de façon interne (l’apport des sens est intériorisé et traité avant d’être perçu). Nous verrons plus tard que cette différence peut être à la base d’une complémentarité qui raffermira le proces­sus de décision dans l’entreprise.

À ce stade de votre lecture, vous devriez avoir une bonne idée du pôle correspondant à votre préférence. Indiquez dans l’espace à la page suivante si vous êtes «S» ou «N». Selon les individus, cette préférence sera plus ou moins marquée, mais inscrivez où vous vous situez, en décrivant ce que vous êtes vraiment et non ce que vous souhaiteriez être. 

La troisième dimension : comment prenez-vous vos décisions ?

Après avoir perçu l’information par les sens ou par l’intuition, l’in­dividu doit la traiter afin de prendre des décisions. Les uns préfèrent traiter l’information en utilisant la pensée ou la logique (le type « T », pour Thinking), les autres prennent leurs décisions en se fondant sur leurs sentiments (le type « F », pour Feeling).

Le type «T» aime, avant de prendre une décision, peser le pour et le contre et s’assurer que la décision prise correspond aux objectifs de l’entreprise. Il veut rester logique et est influencé par un raison­nement objectif. Les principes cachés derrière les décisions l’aident à décider. Pour lui, une décision logique est une bonne décision.

Le type « F » ne réserve pas à l’information accumulée le même traite­ment. Il décide davantage en fonction de ses valeurs et préfère l’har­monie à la logique. L’information personnelle qu’il possède sur les gens et la répercussion que la décision aura sur les autres influent sur lui. Ainsi, il n’hésitera pas à dire un petit mensonge pour ne pas heurter la sensibilité d’un autre, tandis que le type « T » ne passera pas par quatre chemins pour dire ce qu’il pense à un vis-à-vis, quitte à le vexer pour la semaine. Chacun utilise une échelle différente pour décider de ce qu’il va faire. Ne vous attendez donc pas à ce qu’un «F» vous dise que votre nouvelle coiffure vous va mal ; il vous dira plutôt qu’elle vous confère un air différent..

Ces deux types ont également une façon différente de raconter. Le type « T » vous racontera un film en utilisant des éléments factuels (le jeu des acteurs, la précision du texte, le mariage judicieux de la musique et de l’action, etc.), tandis que le type « F » vous racontera le même film en fonction de l’émotion qu’il a ressentie en le regar­dant («J’ai tellement aimé quand il est sorti du tribunal et que tous applaudissaient son courage… »).

Il ne faut pas en déduire que les « T » sont froids et que les « F » sont d’éternels sentimentaux ! Ils ont tous deux un mode de décision logi­que, mais ces décisions ne sont pas basées sur les mêmes facteurs. Alors que les « T » se fondent sur les faits et ont une approche plutôt impersonnelle des problèmes, les « F » ont le nez rivé sur leurs valeurs et sur les conséquences que la décision aura sur les autres.

Êtes-vous « T » ou « F »? Pour vous aider à répondre à cette question, nous vous offrons de nouveau une série d’énoncés ou de mots. Les «T» auront une préférence pour les énoncés ou les mots de la colonne de gauche, tandis que les « F » seront plus attirés par ceux de la colonne de droite.

Comment prenez-vous vos décisions ?

 

Les préférences des analytiques (T)

Je prends mes décisions en pesant le pour et le contre

□ Je suis logique et analytique

        C’est plus important de dire la vérité, même si ça blesse quelqu’un

        Un bon argument logique peut me persuader

     □ Tête

     □ Objectivité

     □ Justice

     □ Détachement

     □ Analyse

     □ Principes

     □ Point de vue impersonnel

 

      Les préférences des sensibles (F)

    □ Je prends mes décisions en tenant compte de mes valeurs

    □ Je suis sensible et porté à l’empathie

    □ C’est plus important de faire preuve de tact, quitte à mentir un peu

    □ Un argument émotif peut me persuader

    □ Cœur

    □ Subjectivité

    □ Harmonie

    □ Bienveillance

    □ Sympathie

    □ Valeurs

    □ Point de vue personnel

Au travail, les « T » et les « F » peuvent être aussi efficaces les uns que les autres. Cependant, leur comportement différera passablement  selon les situations. Dans une situation de conflit avec un collègue, par exemple, le type « F » se sent affecté et vit la situation avec difficulté, tandis que le type «T» analyse la situation avec détachement. Alors que le premier en souffre, le second évalue la situation logiquement en se disant : « Nous avons un désaccord et nous vivons une situation tendue. »

S’il faut congédier un employé, le type « T » agit plus promptement en justifiant la décision par le rendement déficient de  l’employé en cause. Le type « F », en revanche, analyse d’autres facteurs (sa situation familiale, le temps qu’il lui reste avant la retraite, etc.) et est tenté de repousser l’échéance en se justifiant au moyen d’éléments qui ne sont pas du ressort de l’entreprise.

Au moment de l’évaluation d’un employé, le type «T » évalue celui-ci en fonction de l’atteinte des objectifs, tandis que le type « F » l’évalue en fonction des efforts investis et des améliorations apportées depuis la dernière rencontre. Alors que  l’un évalue en fonction de l’atteinte de la destination, l’autre se concentre sur la qualité du cheminement.

À ce stade de votre lecture, vous devriez avoir une bonne idée du pôle correspondant à votre préférence. Indiquez dans l’espace sui­vant si vous êtes de type « T » ou «F». Selon les individus, cette préférence sera plus ou moins marquée, mais inscrivez où vous vous situez, en décrivant ce que vous êtes vraiment et non ce que vous souhaiteriez être. 

La quatrième dimension : quel est votre style de vie ?

Katharine Cook Briggs et Isabel Briggs Myers ont élaboré cette quatrième dimension de l’être humain.  Jung l’avait mentionnée dans un seul paragraphe ; les deux chercheuses ont considéré que cette dimension était importante, car elle influe sur la façon dont chacune des autres préférences est exprimée.

Cette dernière série de préférences distingue le type jugement (« J ») et le type perception (« P »). Bien sûr, le mot jugement ne signifie pas que le type « J » émet des jugements sur tout ; il est plutôt porté à régler les choses, à organiser et à prendre des décisions.

Le type «J » aime planifier son travail et savoir où il va. Il gère son temps efficacement et prend rapidement ses décisions. Il trouve les interruptions agaçantes et souhaite régler les choses à l’avance, avant d’y être contraint. Il se concentre sur les tâches à accomplir et est fier de se donner les outils nécessaires pour les exécuter correctement.

Le type « P » a tendance à régler les problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent. 1l laisse son horaire ouvert, au cas où des occa­sions se présenteraient. Il a tendance à reporter les décisions en atten­dant d’avoir accumulé assez d’information. Il se concentre sur les options et sur les processus. De plus, le type « P » est facilement dis­trait par les interruptions. En effet, s’il part faire des photocopies le matin et qu’il rencontre beaucoup de gens chemin faisant, les chances sont fortes que les photocopies ne soient pas faites quand midi sonnera.

À l’école, lorsqu’il avait un travail à long terme à faire, le «J » accom­plissait ses travaux immédiatement ou planifiait rapidement le temps qu’il allouerait chaque semaine à ce travail. En revanche, le «P» attendait souvent la veille de la remise pour se mettre à l’ouvrage. Qui, selon vous, avait les meilleures notes ? Contre toute attente, à ta­lent égal, les résultats étaient équivalents ; le « P » travaille mieux sous la pression, tandis que le «J » est à son meilleur quand il ne se sent pas pressé par le temps. Cette attitude relève de la façon de gérer le stress et l’efficacité. En fait, si un type « P » avait entrepris son travail à l’avance, avant que les délais imposés par le professeur ne fassent grimper son taux d’adrénaline, il est probable qu’il aurait connu un moins bon rendement et que son plaisir aurait été moins élevé. Le «P» est au mieux dans la spontanéité.

Êtes-vous de type « J » ou « P » ? Pour vous aider à répondre à cette question nous vous présentons de nouveau une série d’énoncés ou de mots Les «J » auront une préférence pour les énoncés ou les mots de la colonne de gauche, tandis que les « P » seront plus attirés par la colonne de droite.

Quel est votre style de vie?

     Les préférences des types jugement (J)

□ Je prends mes décisions rapidement et facilement

□ Je préfère que les choses soient réglées

□ C’est important pour moi d’avoir la maîtrise de ce qui se passe

□ Je suis très organisé

□ Organisation

□ Structure

□ Maîtrise

□ Décision

□ De façon délibérée

□ Plan

□ Échéances

□ Direction

Les préférences des types perception (P)

□ Prendre une décision me rend anxieux

□ Je préfère ne rien couler dans le béton

□ C’est important de laisser les autres participer

□ II m’arrive de perdre certains dossiers

□ Flexibilité

□ Cheminement

□ Expérience

□ Curiosité

□ Spontanéité

□ Improvisation

□ Découvertes

□ Compréhension

Comment cette dimension se traduit-elle au travail? Pour illustrer la première différence, supposons qu’un type «J » et qu’un type « P» reçoi­vent tous deux une invitation à participer à une séance de formation.

 Le type «J », qui procède par jugement, prend le temps de lire le dépliant publicitaire et, intéressé, il consulte son agenda. Il s’aperçoit qu’il est libre le jour où la formation aura lieu et décide s’il veut y participer. Si sa réponse est positive, il s’inscrit sur-le-champ. Si la réponse est négative, il met la publicité au panier.

Le type «P», qui agit sous le mode de la perception, s’y prend autrement. Dans un premier temps, tout comme le type «J », il con­sulte la publicité et son agenda. Si la formation l’intéresse et qu’il est libre cette journée-là, il se dit que ce serait intéressant d’y par­ticiper. Mais il ne s’inscrit pas immédiatement. Tant de choses pour­raient survenir d’ici là et il souhaite rester ouvert à tout ce qui se présentera. Il décide de reporter à plus tard son inscription, mais, pour ne pas perdre le formulaire, il le laisse sur son bureau.

Les différences ne s’arrêtent pas là. Pour le « P», le temps est élas­tique et il acceptera souvent plus de travail qu’il ne lui est possible d’en faire, quitte à travailler à toute vitesse pour respecter ses engagements.

À ce stade de votre lecture, vous devriez avoir une bonne idée du pôle correspondant à votre préférence. Indiquez dans l’espace sui­vant si vous êtes de type «J» ou «P». Selon les individus, cette préférence sera plus ou moins marquée, mais inscrivez où vous vous situez, en décrivant ce que vous êtes vraiment et non ce que vous souhaiteriez être.

                                                                                                                                                           Jacques Lalanne

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